Le président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), Jean-Claude Katende, estime que toute initiative visant à modifier la Constitution afin de permettre au président Félix Tshisekedi de briguer un nouveau mandat au-delà des limites prévues par la loi fondamentale est vouée à l’échec.
Dans une déclaration rendue publique, l’acteur de la société civile a appelé le chef de l’État à préparer sa succession en identifiant une personnalité capable de poursuivre les idéaux qu’il défend, notamment dans le contexte de la guerre et des défis sécuritaires auxquels fait face la République démocratique du Congo.
« Le Président Tshisekedi est appelé à se choisir un dauphin dans l’UDPS, l’Union sacrée, la société civile ou les confessions religieuses. Un homme ou une femme capable de suivre son combat contre les agresseurs du Congo. L’initiative de changer de Constitution pour un autre mandat ne marchera jamais », a déclaré Jean-Claude Katende.
Pour ce défenseur des droits humains, la stabilité institutionnelle passe par le respect des dispositions constitutionnelles et par une alternance démocratique conforme aux règles en vigueur. Il considère que la préparation de la relève constitue une option plus crédible que l’ouverture d’un débat sur une éventuelle révision de la Constitution en vue de prolonger le mandat présidentiel.
Ces propos interviennent alors que les discussions sur l’avenir politique du pays et les perspectives de l’après-Tshisekedi continuent d’alimenter le débat public en République démocratique du Congo.
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