AccueilActualitéRDC : jusqu’à 98 % de l’or extrait échappe aux circuits officiels,...

RDC : jusqu’à 98 % de l’or extrait échappe aux circuits officiels, alerte la CIRGL

L’exploitation de l’or en République démocratique du Congo continue de poser un défi majeur aux autorités. Selon la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), jusqu’à 98 % de l’or produit dans le pays échappe aux circuits officiels de commercialisation, un phénomène qui entraîne d’importantes pertes de recettes pour l’État et alimente l’insécurité dans la région.

Cette contrebande prive le Trésor public de ressources considérables qui pourraient être investies dans les infrastructures, les services sociaux ou encore le développement des communautés minières. Au-delà de l’impact économique, la circulation illégale de l’or contribue également au financement des groupes armés et des réseaux criminels actifs dans plusieurs provinces de l’est de la RDC.

Selon la CIRGL, les revenus issus de ce commerce illicite servent notamment à l’achat d’armes, au soutien logistique des milices et à la poursuite des activités qui entretiennent les conflits dans la région des Grands Lacs. Cette situation compromet les efforts de stabilisation et de développement engagés par les États concernés.

Face à ce constat, l’organisation régionale appelle à renforcer la coordination entre les différents mécanismes de certification et de traçabilité des minerais. L’objectif est de mieux suivre l’origine de l’or extrait, de limiter les circuits de contrebande et de garantir que les ressources minières profitent effectivement aux économies nationales.

La CIRGL estime également qu’une coopération accrue entre les pays de la région est indispensable pour lutter efficacement contre les réseaux de trafic transfrontalier. Elle encourage les gouvernements à harmoniser leurs dispositifs de contrôle, à renforcer la surveillance des sites miniers et à améliorer les procédures d’exportation des minerais.

Alors que la RDC demeure l’un des principaux producteurs d’or en Afrique, la formalisation du secteur minier apparaît comme un enjeu stratégique. Une meilleure gouvernance des ressources naturelles permettrait non seulement d’accroître les recettes publiques, mais aussi de réduire les sources de financement des groupes armés et de contribuer à une paix durable dans la région.

Rédaction

RELATED ARTICLES
- Advertisment -
Google search engine

Most Popular

Recent Comments