Le questeur de l’Assemblée provinciale du Haut-Lomami, Séraphin Mukaya, a présenté sa démission de ses fonctions. Dans une lettre adressée au président du bureau d’âge, Marcel Lenge, il affirme quitter son poste pour des « convenances personnelles » et dans le souci de privilégier la stabilité des institutions provinciales.
Cette démission intervient dans un contexte politique particulièrement tendu au sein de l’Assemblée provinciale. Ces derniers mois, l’institution a été secouée par une série de contentieux portés devant la Cour constitutionnelle et la Cour de cassation, à la suite d’accusations de détournement des émoluments visant notamment le questeur Séraphin Mukaya ainsi que le président de l’Assemblée provinciale.
Malgré ces accusations, les deux responsables avaient été réhabilités par un arrêt de la Cour constitutionnelle. Toutefois, cette décision n’a pas mis fin aux tensions. Peu après cette réhabilitation, une motion de censure a été déposée contre les cinq membres du bureau de l’Assemblée provinciale.
La démission de Séraphin Mukaya pourrait ainsi rebattre les cartes au sein de l’Assemblée provinciale du Haut-Lomami, alors que les élus s’apprêtent à examiner une motion qui pourrait avoir des répercussions importantes sur la gouvernance de l’institution.
Rédaction


