Au Lualaba, Axel Tshizau Zama, plaide pour une profonde réforme du système de délivrance des documents de bord en République démocratique du Congo. À travers une initiative baptisée « Loi Tshizau », il propose la création d’un guichet unique et une baisse significative des coûts afin de faciliter les démarches administratives des usagers et d’améliorer les recettes de l’État.
Une réforme pour rendre les documents de bord plus accessibles
Face aux difficultés rencontrées par de nombreux conducteurs en République démocratique du Congo, Axel Tshizau Zama estime qu’il est temps de moderniser le système de délivrance des documents de bord. Selon lui, les procédures actuelles sont non seulement complexes, mais également trop coûteuses pour une grande partie de la population.
Pour répondre à cette situation, le jeune leader du Lualaba propose la mise en place d’un guichet unique où tous les documents de bord pourraient être obtenus en un seul endroit. Cette réforme s’accompagnerait d’une réduction sensible des frais exigés pour leur délivrance.
« J’ai une loi à proposer, et mon projet de loi s’appelle la Loi Tshizau : la création d’un guichet unique pour l’obtention des documents de bord, mais aussi la diminution sensible de leur prix. Aujourd’hui, nous avons remarqué que partout en République démocratique du Congo, nous avons du mal à acheter les documents de bord parce qu’ils sont énormément chers. Pour alléger la tâche à la population, nous proposons une loi qui permettra de diminuer le prix de l’obtention des documents de bord tout en donnant accès à tous ces documents dans un seul bureau grâce à la création d’un guichet unique », a-t-il expliqué.
Une mesure qui pourrait accroître les recettes de l’État
Pour Axel Tshizau Zama, cette réforme ne profiterait pas uniquement aux automobilistes. Il soutient qu’en réduisant les coûts des documents de bord, davantage de conducteurs seraient incités à régulariser leur situation administrative.
Cette augmentation du nombre d’usagers en règle permettrait, selon lui, de renforcer les recettes publiques grâce à une meilleure conformité des citoyens, tout en réduisant les pratiques liées à la circulation de véhicules non en règle.
Un appel au respect du Code de la route
Au-delà de sa proposition de loi, le jeune leader a également sensibilisé les usagers de la route au respect des règles de circulation. Il a invité les conducteurs à adopter un comportement responsable afin de contribuer à la réduction des accidents de la route.
Dans le même temps, il a exhorté les autorités congolaises à améliorer les conditions de travail des agents de la Police de circulation routière (PCR) et de la Commission nationale de prévention routière (CNPR), tout en renforçant les infrastructures routières.
« Chers Congolais, n’oubliez pas de respecter le Code de la route. Aux autorités, j’appelle à améliorer les conditions de vie des agents de la PCR et de la CNPR, mais aussi à installer davantage de feux de signalisation que la population devra respecter. Nous sommes patriotes, nous sommes responsables et nous voulons un Congo meilleur. Soutenons la Loi Tshizau, qui vise à améliorer les conditions de vie des usagers, tout en permettant à l’État d’accroître ses recettes, car si davantage de personnes paient leurs documents de bord à un coût réduit, les caisses de l’État recevront plus de ressources et la population bénéficiera d’un véritable allègement », a-t-il déclaré.
La « Loi Tshizau » au cœur du débat sur la réforme administrative
À travers cette initiative, Axel Tshizau Zama souhaite alimenter le débat sur la modernisation des services publics liés à la circulation routière en République démocratique du Congo. Son projet vise à simplifier les démarches administratives, réduire les coûts supportés par les citoyens et améliorer l’efficacité du système de délivrance des documents de bord.
Si cette proposition venait à être examinée par les institutions compétentes, elle pourrait constituer une réforme majeure dans le secteur des transports et de la sécurité routière en RDC, en conciliant l’intérêt des usagers et celui des finances publiques.
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