À chaque débat sur les réformes institutionnelles en République démocratique du Congo, la jeunesse est souvent placée au centre des discours. Pourtant, derrière les promesses et les slogans, une question essentielle demeure : les difficultés auxquelles font face les jeunes Congolais sont-elles réellement dues à la Constitution ?
C’est la réflexion que soulève Michael Tshibwid, leader des jeunes, philanthrope et acteur politique, dans une tribune où il invite à dépasser les raccourcis politiques pour s’attaquer aux véritables causes du chômage, du manque d’opportunités et des difficultés d’accès au financement.
Pour lui, attribuer ces problèmes au texte constitutionnel relève d’une lecture incomplète de la réalité. Il interroge notamment les défenseurs de cette thèse : quels articles de la Constitution empêchent concrètement un jeune d’obtenir un emploi, de lancer son entreprise ou d’accéder à un crédit bancaire ?
Pour l’auteur, les véritables obstacles sont ailleurs. Ils résident dans la qualité des politiques publiques, la faiblesse de leur mise en œuvre, un climat des affaires encore peu favorable, les difficultés d’accès au financement, une fiscalité souvent contraignante pour les petites et moyennes entreprises, ainsi que les insuffisances de l’éducation et de la formation professionnelle.
Michael Tshibwid estime que le développement de la jeunesse congolaise passe avant tout par des réformes économiques et sociales ambitieuses. Il plaide pour un environnement où les jeunes peuvent entreprendre, innover et évoluer grâce à leurs compétences plutôt qu’à des discours politiques.
« La jeunesse n’a pas seulement besoin d’être représentée ; elle a surtout besoin d’être préparée, accompagnée et placée dans un cadre où le mérite, la compétence et l’innovation sont récompensés », défend-il.
L’auteur rappelle également qu’une réforme institutionnelle ne peut être justifiée par la seule invocation de la jeunesse. Toute modification majeure devrait s’appuyer sur des arguments solides, des études d’impact et des solutions concrètes capables d’améliorer le quotidien des citoyens.
Au-delà du débat constitutionnel, cette prise de position remet en lumière une préoccupation largement partagée : l’avenir des jeunes Congolais dépendra moins des slogans que de la capacité des pouvoirs publics à créer des emplois, soutenir l’entrepreneuriat, faciliter l’accès au financement et garantir des politiques publiques efficaces.
Pour Michael Tshibwid, le Congo de demain se construira avec une jeunesse compétente, responsable et prête à assumer ses responsabilités. Encore faut-il lui offrir les conditions nécessaires pour transformer son potentiel en moteur de développement national.
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