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Dialogue national en RDC : le FCC veut ouvrir les dossiers qui fâchent ?

La convocation du dialogue politique revient au centre des débats en République démocratique du Congo. Par la voix de Marie-Ange Mushobekwa, le FCC plaide pour un processus qui ne se limite pas à un compromis entre acteurs politiques, mais qui aborde « sans tabou » les causes profondes de la crise congolaise.

Pour le Front Commun pour le Congo, il ne suffit pas de réunir les protagonistes autour d’une table. Les discussions doivent permettre d’aborder les questions politiques, institutionnelles et sécuritaires qui alimentent depuis plusieurs années les tensions dans le pays .

Le FCC souhaite également que les conclusions du dialogue soient contraignantes et bénéficient d’un mécanisme de suivi capable de garantir leur application. Une manière, selon la plateforme, d’éviter que les engagements pris ne restent de simples déclarations politiques.

Un dialogue réellement inclusif

La question des participants demeure l’un des points les plus sensibles. Le FCC défend un processus ouvert aux différentes parties impliquées dans la crise et souhaite notamment la participation de l’AFC/M23.

Cette position risque de provoquer des réactions à Kinshasa, compte tenu du conflit qui oppose les autorités congolaises au mouvement rebelle dans l’Est du pays. Mais pour le FCC, une solution durable passe par la capacité à discuter avec les acteurs concernés par la crise.

Le défi de la confiance

Au-delà des revendications, le véritable enjeu reste celui de la confiance. Les précédents dialogues politiques ont souvent été marqués par des désaccords sur leur représentativité et sur l’application de leurs résolutions.

Cette fois, le FCC veut donc un cadre qui permette de traiter les problèmes de fond et de garantir le respect des engagements,

La question est désormais de savoir si les différents camps accepteront de dépasser leurs lignes rouges.

Car pour sortir durablement de la crise, la RDC devra peut-être faire ce qu’elle a longtemps évité : mettre toutes les questions sensibles sur la table et accepter d’en débattre sans tabou.

Naomi Maïj 

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