L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, hausse une nouvelle fois le ton contre la gouvernance actuelle du pays. Dans une déclaration rendue publique ce vendredi 9 octobre 2026, il dénonce ce qu’il considère comme un retour à la dictature, établissant un parallèle avec la période qui a précédé la chute du régime de Mobutu Sese Seko.
« Comme avant le 17 mai 1997, la dictature est de retour dans sa forme la plus détestable », a déclaré Joseph Kabila, dans une sortie qui relance le débat sur la situation politique et démocratique en République démocratique du Congo.
À travers cette affirmation, l’ancien chef de l’État porte un jugement sévère sur la gouvernance du pays. En évoquant le 17 mai 1997, date de l’entrée des troupes de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) à Kinshasa et de la chute du régime de Mobutu, Joseph Kabila fait référence à une période marquée par la fin de plus de trois décennies de pouvoir sans partage.
Une nouvelle charge contre le pouvoir en place
Cette déclaration s’inscrit dans la continuité des critiques formulées ces derniers mois par l’ancien président à l’égard des autorités congolaises. Joseph Kabila a notamment dénoncé ce qu’il qualifie de dérive autoritaire et appelé à une mobilisation des Congolais autour de son projet politique.
En mars 2026, lors d’une interview accordée à plusieurs médias, il avait déjà qualifié le régime actuel de dictature et affirmé vouloir mobiliser les Congolais autour de son opposition au pouvoir en place.
Cette nouvelle prise de position intervient dans un contexte national marqué par la persistance de la crise sécuritaire dans l’Est du pays et des tensions politiques autour de la gouvernance et de l’avenir des institutions.
La démocratie au cœur du débat politique
Les propos de Joseph Kabila remettent au centre de l’actualité la question du respect des libertés fondamentales, du pluralisme politique et du fonctionnement des institutions démocratiques en RDC.
Toutefois, le terme « dictature » employé par l’ancien président relève de son appréciation politique de la situation. Sa déclaration appelle ainsi à examiner les faits, notamment les conditions d’exercice des libertés publiques, le fonctionnement de la justice et la place accordée aux voix de l’opposition.
Alors que le pays fait face à plusieurs défis, cette sortie pourrait alimenter davantage les discussions sur l’état de la démocratie congolaise et les responsabilités des différents acteurs politiques.
Reste à savoir quelle sera la réaction des autorités face à ces nouvelles accusations, dans un climat où les divergences entre l’ancien chef de l’État et le pouvoir actuel demeurent particulièrement vives.
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