Face aux difficultés rencontrées par les demandeurs de passeports à Kinshasa, l’entrepreneur Olivier Kanyinda, de KBK GROUP SARL, propose l’installation de 24 centres de capture de proximité, avec un financement intégral assuré sur fonds propres.
Dans une proposition adressée à la ministre des Affaires étrangères, Olivier Kanyinda entend apporter une réponse concrète aux longues files d’attente et aux déplacements éprouvants imposés aux citoyens pour accomplir les formalités de capture liées à l’obtention du passeport.
Selon l’entrepreneur, alors que Kinshasa compte des millions d’habitants, le nombre limité de centres de capture, concentrés notamment dans la commune de la Gombe, complique considérablement les démarches administratives pour de nombreux demandeurs.
Il cite notamment le cas des habitants de Maluku, de Kisenso et de la Nsele, contraints de quitter leur domicile dès les premières heures du matin pour rejoindre les sites de capture, avec le risque de patienter toute une journée sans être pris en charge.
KBK GROUP propose un financement à 100 %
Pour remédier à cette situation, Olivier Kanyinda propose la mise en place de 24 centres de capture de proximité, répartis dans les communes de Kinshasa.
L’initiative prévoit que KBK GROUP SARL finance intégralement, sur fonds propres, les locaux, les équipements nécessaires ainsi que la connectivité. L’entreprise se positionnerait ainsi comme un partenaire technique de proximité, sans faire peser le financement des infrastructures proposées sur les pouvoirs publics.
« Le rôle d’un entrepreneur, c’est d’observer, de comprendre les difficultés de la population et de proposer des solutions concrètes », souligne-t-il dans sa démarche.
Un appel à la ministre des Affaires étrangères
À travers cette proposition, l’entrepreneur sollicite un entretien auprès de la ministre des Affaires étrangères afin de présenter le plan opérationnel de son projet.
Au-delà de l’initiative entrepreneuriale, Olivier Kanyinda met en avant un enjeu de service public : rapprocher l’administration des citoyens et réduire les contraintes financières, physiques et logistiques liées à l’obtention du passeport.
Cette initiative pourrait ouvrir la voie à une meilleure répartition des services de capture dans la capitale congolaise, sous réserve de sa validation et de sa mise en œuvre effective.
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