Le secrétaire général du parti Envol, Rodrigue Ramazani, a vivement réagi aux critiques formulées par certains opposants congolais vivant à l’étranger à l’encontre de la Coalition Article 64 (C64). Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, il a appelé les figures de l’opposition en exil à faire preuve de « retenue » et de respect envers ceux qui poursuivent leur engagement politique sur le territoire national.
Selon lui, les responsables politiques restés en République démocratique du Congo mènent leur combat dans un contexte marqué par des risques permanents de répression. Il estime qu’ils agissent « au péril de leur liberté, de leur sécurité et parfois même de leur vie ».
Rodrigue Ramazani a également remis en question l’influence des prises de position exprimées depuis l’étranger. Il s’est interrogé sur la portée des déclarations faites, selon ses termes, « depuis les hôtels luxueux de Bruxelles ou de Paris » ou encore du militantisme exercé sur les réseaux sociaux, qu’il oppose au « combat de terrain » mené par Delly Sesanga et les autres dirigeants de la C64.
Le secrétaire général d’Envol affirme que la légitimité de la coalition ne dépend pas du soutien des opposants établis à l’étranger. D’après lui, celle-ci tire sa force du peuple congolais, qu’elle dit accompagner depuis la création de la C64, le 19 mai.
Poursuivant sa critique, Rodrigue Ramazani a estimé qu’un opposant qui choisit l’exil par crainte de la prison ou pour des raisons de sécurité ne peut prétendre incarner les aspirations du peuple, alors que, selon lui, les Congolais continuent de subir les conséquences de la situation politique et sécuritaire dans le pays.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de vives divergences au sein de l’opposition, après le report de la marche de la C64 prévue le 22 juillet. Alors que certains responsables politiques ont salué cette décision au nom du dialogue prôné par la CENCO et l’ECC, d’autres y voient un recul stratégique, révélateur des tensions qui traversent actuellement les forces opposées au pouvoir.
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