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RDC : Me Gisèle Ngungua dénonce le “complexe d’Érostrate” : « Détruire est plus facile que construire » (Tribune) 

La présidente de FCF Saint Éloi, Me Gisèle Ngungua, est montée au créneau en faisant une réflexion profonde sur les comportements qui fragilisent les initiatives et les œuvres bâties avec patience. À travers une analyse choque qu’elle qualifie de “chirurgicale”, elle s’est exprimée sur ce qu’elle appelle le complexe d’Érostrate, un phénomène qui, selon elle, pousse certains individus à dénigrer ou à détruire ce qu’ils n’ont jamais été capables de construire.

Pour Me Gisèle Ngungua, l’incapacité à reconnaître la valeur du travail accompli par autrui découle souvent d’une profonde méconnaissance des sacrifices qu’exige toute réalisation.

« L’incapacité à mesurer la valeur du travail des autres est ce qu’on appelle le complexe d’Érostrate », affirme-t-elle.

Pour elle, seules les personnes ayant connu les difficultés liées à la création d’un projet comprennent réellement le prix de la persévérance, des échecs et des efforts consentis avant d’atteindre un résultat.

« Quand on a déjà connu la sueur, l’échec et la persévérance nécessaires à l’édification d’un projet, on développe un respect quasi sacré pour le travail des autres, même si l’on n’est pas d’accord avec eux », a-t-elle martelé.

À l’inverse, poursuit-elle, ceux qui n’ont jamais rien construit ont parfois tendance à réduire les réussites des autres à un simple concours de circonstances, à un privilège ou à une prétendue injustice. Une perception qui, selon elle, peut conduire à banaliser, voire à justifier les actes de destruction ou de sabotage.

Pour illustrer son propos, la présidente de FCF Saint Éloi s’appuie sur une pensée attribuée à l’écrivain Antoine de Saint-Exupéry :

« C’est très facile de défaire que de faire. »

Une brève aperçue historique : Dans la Grèce antique, Érostrate est passé à la postérité pour avoir incendié, en 356 av. J.-C., le célèbre temple d’Artémis d’Éphèse, l’une des Sept Merveilles du monde antique. Selon les récits historiques, il n’avait accompli aucune œuvre susceptible de lui apporter la célébrité. Incapable de se distinguer par ses propres réalisations, il choisit de détruire un monument prestigieux dans le seul but de rendre son nom immortel. Depuis lors, son nom est associé à la recherche de la notoriété par la destruction plutôt que par la création.

Me Gisèle Ngungua a lancé un avertissement à ceux qui s’emploient à démolir les œuvres d’autrui, les invitant à privilégier la construction plutôt que la destruction. Elle estime que le développement d’une société passe avant tout par le respect des efforts des autres, la valorisation du mérite et l’encouragement des initiatives porteuses de progrès.

À travers cette prise de position, la présidente de FCF Saint Éloi ouvre le débat sur la responsabilité individuelle face aux réalisations collectives et rappelle que bâtir exige toujours plus de courage, de patience et de détermination que détruire.

Rédaction 

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