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RDC : Augustin Kabuya met en garde la C64 contre une marche annoncée le 15 septembre

Le président a.i. de l’UDPS/Tshisekedi, Augustin Kabuya, hausse le ton à l’approche de la marche annoncée par la C64 pour le 15 septembre prochain. Le responsable du parti présidentiel interpelle notamment l’activiste Jean-Claude Katende sur les risques liés à cette mobilisation prévue le même jour que la rentrée parlementaire.

Lors d’une récente prise de parole, Augustin Kabuya s’est interrogé sur l’opportunité d’organiser une marche vers le Palais du Peuple à cette date, estimant que les organisateurs prennent le risque de provoquer une confrontation.

« Nos amis de la C64 ont dit qu’ils vont marcher jusqu’au Palais du Peuple le 15 septembre, tout en sachant que cette poignée de gens est impopulaire. Les Congolais les détestent. Et pour se victimiser, ils ont choisi le jour de la rentrée parlementaire. Si je prends la base du parti pour m’accompagner le 15 septembre, où allons-nous en venir ? », a déclaré le président intérimaire de l’UDPS/Tshisekedi.

Une marche qui suscite déjà des tensions

La mobilisation annoncée par la C64 intervient dans un contexte politique particulièrement sensible en RDC. Le choix du 15 septembre, date correspondant à la rentrée parlementaire, est au cœur des critiques formulées par Augustin Kabuya.

Pour le dirigeant de l’UDPS, cette coïncidence n’est pas anodine. Il estime que la manifestation pourrait créer des tensions aux abords du Palais du Peuple, siège du Parlement congolais, en raison de la présence simultanée des manifestants et des acteurs politiques réunis pour la rentrée parlementaire.

Kabuya met ainsi en garde contre un éventuel face-à-face entre les militants de l’UDPS et les participants à la marche.

Kabuya interpelle Jean-Claude Katende

Dans son intervention, le responsable de l’UDPS s’adresse directement à Jean-Claude Katende, figure connue de la société civile et l’un des acteurs associés aux initiatives de la C64.

Son interrogation porte principalement sur les conséquences d’une mobilisation organisée dans un contexte où les partisans du pouvoir pourraient eux aussi se mobiliser.

« Si je prends la base du parti pour m’accompagner le 15 septembre, où allons-nous en venir ? », s’est-il demandé.

Cette déclaration sonne comme un avertissement contre une éventuelle escalade. Augustin Kabuya semble ainsi appeler les organisateurs à mesurer les conséquences d’une marche qui pourrait réunir plusieurs groupes aux positions politiques opposées dans un même périmètre.

La C64 revendique son droit de manifester

Du côté des organisateurs, les mobilisations annoncées s’inscrivent dans une démarche de contestation politique et citoyenne. La C64 entend notamment utiliser la manifestation pour porter ses revendications auprès des institutions de la République.

Le débat autour de cette marche pose donc une nouvelle fois la question de l’exercice du droit de manifester en RDC, mais également celle de la responsabilité des acteurs politiques et de la société civile dans la préservation de l’ordre public.

Pour les autorités, toute manifestation doit pouvoir se dérouler dans un cadre pacifique et conformément aux dispositions légales. Pour les organisateurs, les mobilisations citoyennes constituent un moyen légitime de faire entendre leurs revendications.

Le spectre d’une confrontation

À quelques semaines du 15 septembre, la déclaration d’Augustin Kabuya ajoute ainsi une dimension politique supplémentaire à une mobilisation qui s’annonçait déjà sensible.

Le président a.i. de l’UDPS ne dit pas explicitement qu’une mobilisation de son parti aura lieu, mais son hypothèse, « si je prends la base du parti pour m’accompagner » traduit clairement son inquiétude quant aux conséquences d’un éventuel rassemblement de militants du parti présidentiel.

La principale question reste désormais celle de l’encadrement de cette journée. Une mobilisation pacifique pourrait permettre à la C64 d’exprimer ses revendications sans incident. À l’inverse, la présence simultanée de groupes politiquement opposés autour du Palais du Peuple pourrait faire monter la tension.

Un appel implicite à la retenue

À travers son interpellation, Augustin Kabuya place donc les organisateurs de la marche devant leurs responsabilités. Son message peut être résumé en une interrogation : comment éviter qu’une manifestation politique ne se transforme en affrontement entre camps opposés ?

Le 15 septembre sera d’autant plus surveillé que cette journée marquera la rentrée parlementaire, un moment institutionnel important au cours duquel députés et sénateurs doivent reprendre leurs activités.

Pour l’heure, la controverse reste verbale. Mais à mesure que la date approche, l’attention se portera sur les dispositions prises par les autorités, les organisateurs de la marche et les principales formations politiques afin d’éviter tout débordement.

La déclaration d’Augustin Kabuya rappelle en tout cas que, dans le climat politique actuel en RDC, une mobilisation annoncée peut rapidement devenir un point de tension entre pouvoir, opposition et société civile.

Rédaction

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