Tribune : « Après le veto du sénat pour la levée des immunités de certains sénateurs présumés par la justice, sa dissolution s’impose » (Erik Binga)

La RDC regorge d’innombrables personnalités politiques et professeurs d’universités avec une longue carrière dans la gestion de la chose publique. Leur spécialité n’est pas de donner un bon exemple de la gestion saine ou de dispenser leur savoir intellectuel à la génération future dans les auditoires des universités du pays.

Ils ont la caractéristique d’user de leur position politique ou de détenteur du savoir intellectuel pour saigner les caisses de l’État une fois nommés dans les différents gouvernements ou institutions ou encore de saper la déontologie universitaire pour abuser des certaines étudiantes en mal de réussite dans leurs différents cours. Pour les étudiants, le branchement est la clé de la réussite.

Revenons au sénat : sensé être une assemblée des élus des élus ayant pour attribution de servir de porte-voix des provinces et leurs populations respectives par définition classique du terme à la congolaise. Une sorte de chambre des sages faisant contrepoids à la présidence. Néanmoins cette chambre sensé hébergés des sages congolais s’est transformés en un conglomérat des anciens détourneurs des deniers publics, des prédateurs sexuels des filles d’autrui, et des anciens rebelles convertis en politique pour cacher leurs crimes.

Comment sont-ils arrivés là pour échapper à la justice ?

Tout a commencé à la veille des élections de 2018, sous pression de la communauté internationale et de la force vive en interne, Kabila avait opté pour enfin ne plus se représenter pour 3e mandat après plusieurs tentatives de contourner la constitution. Le choix devait être porter sur un de ses lieutenants dans le FCC, parmi eux, un conglomérat des puissants Richards avait été constitué durant leur pouvoir de 18 ans sous plusieurs métamorphoses. Les mêmes acteurs se succédèrent dans différents ministères et institutions sans compter dans les entreprises publiques. Ils ne faisaient que se permuter à chaque remaniement ministériel ou ordonnance présidentielle.

Du 5 chantiers à la révolution de la modernité, des centaines des milliards de dollars américain ont été dilapidé, détourné, volatilisé, par ces mêmes acteurs réunis aujourd’hui sous le label du FCC au détriment de la population qu’ils étaient sensé diriger. Cette fortune ou butin politique était partagé directement ou indirectement par ces renégats et intouchables a constitué leurs forces politiques actuelles et leurs influences dans la scène politique de l’heure.

Au moment des élections chaotiques qui s’apparentent à des nominations et récompenses pour avoir fait perdurer le pouvoir de Kabila au delà de la limite de son mandat en 2016. Un gâteau distribué sans équivoque et qui a permis à cette oligarchie du FCC de financer leur nomination au sénat pour se protéger des éventuelles poursuites judiciaires une fois que le pouvoir suprême pourrait leur échappé. Oui ils avaient vu juste.

Affaire Bukanga Lonzo un secret de polichinelle

Ici, inutile de rappeler le scénario de cette débâcle. Plus de 400 millions de dollars ont disparus destination inconnus. Un projet sensé nourrir la population congolaise des différentes céréales de base pour l’alimentation domestique s’est transformé en projet des constructions des bâtiments privés, des immeubles des particuliers, des achats des littorales (plages) à Moanda, des constructions des universités privées à Kindu dans le Maniema, des multiplications des micro partis politiques affiliés au PPRD. Bref, un détournement et blanchiment des capitaux à grand échelle.

Pourquoi le sénat doit être dissout par le chef de l’État ?

Une institution budgetivore qui n’apporte rien de concret à la nation, un conglomérat des mafieux, des detourneurs des deniers publics, un contrepoids dangereux pour la présidence de la république, un freins énorme pour l’avenir de l’État de droit, un encouragement de l’impunité en RDC…

Il est temps que ces papys rentrent en retraite politique pour soulager les caisses de l’État et que certains d’entre eux répondent de leurs actes devant la justice.

Érik Binga
Conseiller en communication et médias

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