Le débat sur une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo (RDC) continue de diviser les acteurs politiques et religieux. Cette fois, 16 prêtres catholiques de l’archidiocèse de Kananga ont publiquement exprimé leur soutien à l’ouverture d’un débat sur une possible modification de la loi fondamentale, à condition qu’il se déroule dans le strict respect des dispositions légales.
Dans une déclaration commune, ces abbés estiment qu’il est légitime d’engager une réflexion démocratique sur la Constitution. Selon eux, la position de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) ne constitue ni une injonction obligatoire ni une décision irrévocable pour l’ensemble des fidèles et du clergé.
Les signataires considèrent que le débat autour d’une éventuelle révision de la Constitution ne devrait pas être fermé d’avance. Ils plaident pour un échange ouvert, respectueux des institutions et conforme au cadre juridique en vigueur, estimant qu’une discussion démocratique ne remet pas en cause les principes de l’État de droit.
Cette prise de position met en lumière les divergences qui existent au sein de l’Église catholique congolaise sur cette question sensible. Alors que la CENCO s’est montrée réservée face à toute initiative visant à modifier la Constitution, ces prêtres de Kananga défendent la nécessité de laisser s’exprimer les différentes opinions dans le respect de la loi.
Le débat sur la révision de la Constitution en RDC reste ainsi au cœur de l’actualité politique et continue d’alimenter les discussions entre responsables politiques, acteurs religieux et membres de la société civile.
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