Éditorial  : Entre le non-respect des horaires et les reports des vols, la population Congolaise abandonnée à son triste sort.

C’est qui était un cas exceptionnel est devenu depuis un temps, le nouveau mode de vie des clients qui payent les billets dans différentes compagnies aériennes reliant la capitale Congolaise,  Kinshasa aux villes, chefs lieux des provinces. Le non respect des heures des vols et/ou les reports des vols sont désormais très fréquents et quotidiens en République Démocratique du Congo. À ce jour, la quasi-totalité des compagnies prestant en RDC, reliant les villes Congolaises ne respectent plus les heures des vols prévues sur les billets, conséquence directe, les clients doivent passer des heures d’attentes entre le check-in et l’embarquement.

Des horaires des vols non respectés et des reports imposés

L’équipe du www.alaunerdc.net a réuni plusieurs témoignages,  plaintes et mécontentements des clients de plusieurs villes de la République, totalement déçus par la qualité très médiocre des services des compagnies aériennes opérant au pays, tout en signifiant que certains clients qui se déplacent sans mieux connaître les villes de leur destination, mais à ce rythme, ils sont obligés d’arriver aux heures tardives et souvent déboussolés. A travers ce premier article, nous vous proposons quelques réactions impliquant les grandes compagnies aériennes de la RDC en toute impartialité et neutralité, tout en ouvrant une possibilité à un droit de réponse, constitutionnellement reconnu car nos efforts se sont avérés nuls après plus contacts pour recueillir les versions des compagnies.

«Pour un vol prévu à 18 heures locales, nous avons quitté Kinshasa à 1 heure du matin pour atterrir à Lubumbashi à 4 heures passées alors que c’est depuis 14 heures, la veille que nous nous sommes pointés à l’aéroport international de N’djili pour les formalités d’usage et ceux qui ont décidé de rentrer devraient payer une pénalité de 100$ à la compagnie,  c’est assez ! » témoigne un client déçu de Congo Airways qui a requiert l’anonymat qui est arrivé à Lubumbashi le 19 Décembre dernier.

« Pour un vol de 19 heures pour Lubumbashi où j’étais attendu pour un dossier très urgent,  le vol de CAA (Compagnie Africaine d’Aviation) a été reporté au lendemain, soit le 25 décembre 2021 sans donner une raison fondée, c’est à ça que nous devons nous attendre désormais ? C’est une honte pour mon pays. » déclare un client de CAA.

« J’ai payé mon billet pour le vol de Kinshasa de CAA du 24 décembre 2021 question de fêter en famille à Kinshasa, depuis le 22 décembre 2021, à l’aéroport lors des formalités on m’informe que dans leur système, mon billet a été enregistré pour le vol du 25 décembre, il serait mieux que les compagnies aériennes nous dédommagent car certains sont obligés de payer de nuitée dans les hôtels non prévue, où sont les autorités qui régulent nés question de l’avion civile en RDC » témoigne un père de famille privé de la fête de Noël en famille.

Pourquoi seules les heures des vols internationaux sont respectées ? S’interrogent les clients des compagnies des vols nationaux qui ne comptent que sur l’implication personnelle du Chef de l’Etat,  Président de la République,  Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Les billets revus à la baisse, la population paye le prix

Ce calvaire cauchemardesque s’est normalisé depuis que le gouvernement Sama Lukonde s’est décidé de revoir à la baisse les prix des billets des vols où sur certaines lignes, le prix a été revu à 50%, car pour les autorités Congolaises,  les prix des billets étaient largement exorbitant. Tenez à titre illustratif, pour un vol de 45 minutes sur le vol Kolwezi (Chef-lieu du Lualaba) et Lubumbashi (Chef-lieu du Haut-Katanga),  les clients payaient 215 $ pour un petit porteur de 20 places et n’avoir droit qu’à une bouteille d’eau de 500ml qui coûte 500Fc sur le marché détaillé pour tout au long du vol, sans parler des voyages à plus de deux heures de vol, très coûteux, où en classe économique ont ne donne qu’une petite bouteille de boisson locale (communément appelé ya Mado) et une petite bouteille d’eau, à titre de rafraîchissement. Face à cette situation, les clients payent le prix de tous les désagréments quotidiennement vécus sur les horaires des vols, tout en signifiant que jamais les clients ne s’étaient plaints sur une remise des billets pour aujourd’hui la population Congolaise paye le prix.

Aéroport de Ndjili, le 23 décembre, dans la salle des formalités des vols domestiques: Baisse du coût des billets d’avions, surpeuplement, annulations et reprogrammations vols, gestes barrières contre #Covid_19 ignorés, propagation du virus.

Un silence inquiétant des autorités Congolaises

Depuis que les clients sont victimes de ce que la plupart qualifient de sabotage, aucune mesure concrète et à titre exemplaire n’a été pris à l’endroit des compagnies qui font vivre le calvaire aux clients,  seul un arrêté du Ministre de l’Économie du 25 Août 2021 sur la suppression du Catering et facturation de l’excédent des bagages avait interpellé les autorités de la Compagnie Africaine d’Aviation, CAA, un transporteur aérien qui se veut être spécialiste du Congo profond avait décidé d’arrêter avec la distribution des repas à bord des vols.

Des excédent, malheureusement sur le poids autorisé à chaque passager est passé de 30Kg +10kg à 20Kg +5kg une totale désolation et déception des clients qui officiellement devront payer des excédents.

Lettre du 25 Août 2021, du Ministre Jean-Marie Kalumba de l’Economie Nationale s’adressant au Directeur Général de CAA

Face à cette inquiétante situation qui ne fait que s’accentuée, les autorités Congolaises restent silencieuses et officiellement aucune mesure n’est prise pour contraindre les transporteurs au respect des horaires des vols. Les clients invitent donc les responsables de l’aviation civile d’agir car le non-respect des engagements pris vis-à-vis des clients devient un sabotage.

Rédaction

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