Le vice-Premier ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito, a exprimé son intention de revoir à la baisse les salaires des agents de la Direction générale des impôts (DGI), estimant que leur niveau de rémunération est excessif.
Cette position intervient dans un contexte où le gouvernement poursuit ses efforts pour rationaliser les dépenses publiques et améliorer la gestion des finances de l’État. Selon le ministre, une réévaluation des avantages accordés au personnel de la régie financière serait nécessaire afin de garantir une meilleure équité dans la rémunération des agents publics.
Toutefois, cette perspective suscite des interrogations au regard du mode de fonctionnement de la DGI. D’après les informations publiées par le média en ligne Presse Actu, les recettes fiscales mobilisées par cette régie sont réparties de manière à ce que 95 % soient directement reversés au Trésor public, tandis que 5 % sont conservés par la DGI pour couvrir ses frais de fonctionnement ainsi que la motivation de son personnel.
Ce mécanisme, prévu pour assurer l’efficacité de la collecte des recettes fiscales, permet notamment de financer les activités opérationnelles de la régie et d’encourager les performances de ses agents. C’est sur cette enveloppe que sont prélevées les rémunérations et autres avantages destinés au personnel.
À ce stade, aucune mesure officielle n’a encore été annoncée concernant une éventuelle réduction des salaires. Les modalités d’une telle réforme, si elle venait à être engagée, restent donc à préciser.
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