Simplifier les démarches administratives, réduire les tracasseries et rationaliser la délivrance des documents de bord des véhicules en République démocratique du Congo. Tels sont les principaux objectifs de la proposition de loi portée par Axel Tshizau Zama, présentée publiquement le samedi 31 octobre 2026 à Kolwezi, dans la province du Lualaba.
Baptisé « Loi Tshizau », ce texte ambitionne d’apporter une réponse structurelle aux difficultés auxquelles sont quotidiennement confrontés les automobilistes congolais dans l’obtention et le renouvellement des documents réglementaires de leurs véhicules.
Mettre fin à la dispersion des services administratifs
Dans la pratique, les propriétaires de véhicules sont souvent contraints de multiplier les déplacements entre différents services pour réunir les pièces administratives exigées. Une situation qui entraîne des pertes de temps, des coûts supplémentaires et, parfois, des tracasseries dénoncées par les usagers de la route.
Face à ce constat, Axel Tshizau Zama propose la mise en place d’un guichet unique qui centraliserait les différentes formalités liées aux documents de bord. L’objectif est de permettre aux automobilistes d’effectuer leurs démarches en un seul endroit, à travers un dispositif administratif plus cohérent, accessible et efficace.
Au-delà de la simplification des procédures, cette réforme entend également favoriser une meilleure coordination entre les services concernés et contribuer à la transparence dans la perception des frais administratifs.
Une initiative présentée devant plusieurs composantes de la société
La cérémonie de présentation s’est déroulée à l’hôtel Moon Palace de Kolwezi, en présence de plusieurs catégories d’acteurs, notamment des représentants des autorités, des conducteurs, des transporteurs, des membres de la société civile ainsi que des étudiants.
Devant cette assemblée, l’initiateur de la proposition de loi a exposé les motivations de son initiative, tout en mettant en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés les usagers dans leurs rapports avec les différents services intervenant dans le secteur des transports et de la circulation routière.
Cette démarche de vulgarisation publique traduit également la volonté de soumettre cette réforme à l’appréciation des principales parties prenantes avant son éventuel aboutissement législatif.
Des attentes importantes du côté des usagers
Pour les automobilistes, chauffeurs, conducteurs de taxis, motards et transporteurs, l’instauration d’un guichet unique pourrait constituer une avancée significative dans l’amélioration de l’environnement administratif du secteur.
Moins de déplacements, des procédures mieux encadrées, une réduction des intermédiaires et davantage de lisibilité sur les frais à payer : autant d’attentes que cette initiative pourrait contribuer à satisfaire, si elle est traduite en un mécanisme opérationnel et effectivement appliqué.
De la proposition à une éventuelle adoption
Il convient toutefois de rappeler que la « Loi Tshizau » demeure, à ce stade, une proposition de loi. Son entrée en vigueur dépendra du respect de la procédure législative, notamment son dépôt, son examen par les instances parlementaires compétentes, les débats en plénière et son éventuelle adoption.
Plusieurs enjeux devront également être pris en compte, particulièrement les modalités de fonctionnement du futur guichet unique, la répartition des compétences entre les services existants et les mécanismes de contrôle destinés à garantir la transparence du système.
À travers cette initiative, Axel Tshizau Zama remet ainsi au centre du débat une question qui touche directement le quotidien de nombreux Congolais : celle de la modernisation des services publics et de la simplification des démarches administratives.
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