Kinshasa a accueilli, du 10 au 12 juillet 2026, la première édition de la Foire de solidarité féminine, placée sous le thème « To Tombwama ». Organisé par la Fondation Putshu, dirigée par le Dr Sandrine Modia Putshu, cet événement a réuni durant trois jours des entrepreneures, des exposantes, des partenaires institutionnels ainsi que plusieurs personnalités autour d’un objectif commun : promouvoir l’autonomisation économique des femmes congolaises.
Au programme figuraient des expositions, des rencontres d’affaires, des formations et des conférences portant sur plusieurs domaines, notamment l’entrepreneuriat, le leadership féminin, l’innovation et les opportunités offertes par le numérique.
Une cérémonie d’ouverture marquée par un appel à la digitalisation
La cérémonie officielle d’ouverture s’est tenue le samedi 11 juillet 2026 dans la grande salle de l’Institut National des Arts (INA), en présence de plusieurs autorités, partenaires et invités de marque.
Dans son allocution, la présidente de la Fondation Putshu, le Dr Sandrine Modia Putshu, a salué la mobilisation des participantes et remercié les exposants ainsi que les partenaires ayant contribué à la réussite de cette première édition.
Profitant de cette tribune, elle a plaidé pour une modernisation de l’événement à travers l’intégration des technologies numériques.
« Nous sommes à l’ère du numérique, du digital et de l’intelligence artificielle. C’est pourquoi, Excellence, nous sollicitons déjà votre accompagnement pour que la deuxième édition de la Foire de solidarité féminine puisse être préparée comme une édition pleinement digitale, cashless et numérique. Que cette première édition soit le lancement et que la prochaine devienne la démonstration concrète de ce que le numérique peut faire pour l’autonomisation économique de la femme », a déclaré le Dr Sandrine Modia Putshu.

Augustin Kibassa encourage les entrepreneures à saisir les opportunités du numérique
Parrain de cette première édition, le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a invité les femmes entrepreneures congolaises à s’approprier les outils numériques afin de renforcer leur compétitivité et leur participation au développement économique du pays.
Le ministre a rappelé que cette vision s’inscrit dans le cadre du projet d’accélération de la transformation numérique de la République démocratique du Congo, évalué à 510 millions de dollars américains.
« Cet événement se traduit en actes dans le projet d’accélération de la transformation numérique évalué à 510 millions de dollars américains. Une composante entière est consacrée à l’innovation, à l’entrepreneuriat et à la formation. Notre ambition est celle de voir chaque Congolaise saisir ce que le numérique met désormais à sa portée : les services financiers digitaux, le commerce en ligne, l’administration dématérialisée ainsi que les nouveaux métiers qui n’existaient pas hier », a souligné Augustin Kibassa Maliba.
Un rendez-vous dédié à la solidarité et à l’entrepreneuriat féminin
Au-delà des expositions, cette première édition de la Foire de solidarité féminine a permis aux participantes de renforcer leurs compétences grâce à plusieurs sessions de formation et d’échanges d’expériences. L’entrepreneuriat, la transformation digitale et l’innovation ont constitué les principaux axes des différentes activités organisées durant les trois jours.
À travers cette initiative, la Fondation Putshu entend faire de cette foire un rendez-vous annuel consacré à la promotion du leadership féminin, au renforcement des capacités des femmes entrepreneures et à leur intégration dans l’économie numérique.
Avec cette première édition baptisée « To Tombwama », les organisateurs affichent désormais l’ambition de proposer, dès la prochaine édition, une foire entièrement digitalisée, en phase avec les enjeux de la transformation numérique en République démocratique du Congo.
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